vendredi 29 janvier 2010

Zoomicide

La blague :


Évelyne : Ma mère s’est fait très mal cet été en prenant un bain de lait.

Odile : Que lui est-il arrivé?

Évelyne : La vache lui est tombée dessus!


Commentaires :


Avant d’entrer dans les détails, j’aimerais souligner la quasi-totale indifférence avec laquelle Évelyne relate l’événement. Moi, si j’avais été à sa place, j’aurais commencé en disant : « CET ÉTÉ, Y’A UNE VACHE QUI EST TOMBÉE SUR MA MÈRE! ». Me semble que ça aurait été plus percutant que de simplement dire que ma mère s’est fait « très mal » en prenant un bain de lait…


Parce que de toute évidence, Évelyne et moi ne partageons pas du tout la même notion de la douleur. Dans mon livre à moi, quand une vache d’une tonne te tombe dessus, t’as pas juste « très mal »… t’es fucking mort!


En plus, voulez-vous ben m’dire comment l’accident a bien pu se passer? La mère remplissait le bain à même les pis de la vache? Ça ne peut qu’être ça, parce sinon c’est assez rare que quelqu’un reçoive une vache sur la tête en se lavant. Moi, par exemple, avant de prendre mon bain, je regarde toujours au plafond au cas où il y aurait une vache de collée. On sait jamais.


Alors pour que la mère d’Évelyne ait vécu cet accident, il aurait fallu qu’elle se soit passé le raisonnement suivant :


« Hummm… ma peau me semble un peu sèche. Je devrais faire comme Cléopâtre et me baigner dans du lait! Je vais de ce pas à l’épicerie me chercher 12 cartons… mais un instant… dans le temps de Cléopâtre, les cartons de lait n’existaient pas! Le lait n’était même pas pasteurisé! Comment faire pour prendre un bain de lait le plus authentique? Je sais! Je vais accrocher une vache au dessus de mon bain et la traire jusqu’à ce que je sois submergée de lait! Quelle excellente idée! Il n’y a ABSOLUMENT rien de dangereux là-dedans! Vive moi! »


Voyez-vous une autre explication? Si c’est le cas, bravo. Moi, je suis à veille de me dire que la mère méritait de manger une tonne de futur steak dans la face.


Note : 3/10 (les trois points sont pour la leçon qu’on apprend dans la blague : la vache est un animal, pas un robinet)

vendredi 22 janvier 2010

Zéro rebondissement

AVERTISSEMENT : La blague qui suit est tirée du recueil Histoires drôles #23. Ne tentez pas d’y déceler quelque trace d’humour; votre entreprise serait instantanément vouée à l’échec. Vous avez été prévenus.


La blague :


-Qu’est-ce qui rebondit sur un trampoline?

-?

-Tout ce qui saute dessus!



Commentaires :


Qu’est-ce que je vous disais?! Avez vous trouvé où se cachait l’humour dans cette pseudo-blague? Bien sûr que non! Pourquoi? PARCE QUE C’EST PAS UNE BLAGUE! C’est juste un fait : tout (ou presque tout) ce qui saute sur un trampoline rebondit. Point. Y’a rien de drôle là-dedans. Qu’est-ce que ça vient faire dans un recueil de blagues? Tant qu’à faire, pourquoi pas y mettre :


-En quoi la philosophie de Schopenhauer se démarque-t-elle de celle des autres post-kantiens de son époque?

-Je suis content que tu me poses la question. Il est intéressant de constater que Schopenhauer a toujours prétendu que les thèses de Fichte, Hegel et Schelling ne pouvaient être considérées comme faisant partie de la philosophie kantienne puisque, selon lui, blablablablablablabla…


Un petit truc pour reconnaître une fausse blague-devinette : Observez la réplique du deuxième personnage. Si, au lieu d’être « je ne sais pas », « quoi? », ou « non? », on y voit seulement un point d’interrogation, posez-vous des questions. Ça veut dire que la personne est en train de se faire poser une question stupide comme « qu’est-ce qui rebondit sur un trampoline? ».


Petit exemple :


-Quelle sera la note de cette blague?

-?

-Zéro sur dix!



C’était évident, il me semble…

vendredi 15 janvier 2010

La mauvaise éducation

La blague :


La mère : Cybèle, veux-tu arrêter de faire des grimaces au poisson rouge!

Cybèle : Mais maman, c’est lui qui a commencé!


-Histoires drôle #29


Commentaires :


Plus je lis des blagues de ce genre, plus je me dis que certaines personnes ne devraient tout simplement pas avoir d’enfants. Premièrement, qui est assez cruel pour appeler son enfant Cybèle? On dirait un nom de princesse de l’espace!


-Pitié, princesse Cybèle, libérez les esclaves et renvoyez-les sur Kroondor, leur planète d’origine!

-JAMAIS! J’ai besoin de leur rüdgromzot pour rester éternellement belle! HAHAHAHAHA!


Enfin, vous voyez le genre. Mais j’y repense et je ne crois pas que la mère ait donné ce nom-là à sa fille par méchanceté. Si elle avait vraiment voulu être vraiment monstrueuse, elle aurait nommé sa fille Tachdemerd, Jélssida ou Roger. Je pense plutôt que la mère est tout simplement stupide. Pas assez stupide pour « faire glouglou » avec les produits nettoyants en dessous du lavabo, mais juste assez pour que ses amis crachent leur gorgée d’eau lorsqu’ils apprennent qu’elle est enceinte.


Imaginez un instant que vous êtes dans votre salon et que vous voyez votre fille faire des grimaces au poisson rouge. Qu’est-ce qui vous vient en tête à ce moment-là?


« Mon Dieu! Ma fille est en train de faire des grimaces au poisson! Pauvre lui! Il va se sentir insulté! Je vais avoir la SPCA sur mon dos! Que diront les voisins?! Je ferais mieux de réprimander ma fille immédiatement! Ce comportement enfantin est i-nac-cep-table! »


Vous voyez? Un raisonnement pas forcément méchant, mais foncièrement stupide! En plus, Cybèle avait raison : c’est le poisson qui a commencé!


Note : 5/10 (5 points de pitié pour Cybèle, qui s’est fait voler son enfance)

vendredi 8 janvier 2010

Les caprices de madame Paquette

La blague :


Madame Paquette entre dans une librairie.

-Je voudrais un livre où il n’y a ni meurtre, ni détective, ni amour, ni millionnaire, ni drame, ni beau jeune homme. Que pouvez-vous me conseiller?

-L’horaire d’autobus.


-Histoires drôles #7


Commentaires :


La première question qui m’est venue en tête en lisant cette blague fut : « Coudonc, c’est quoi son problème à la Paquette? ». Pensez-y deux minutes :


Ne pas vouloir entendre parler de meurtre ou de détective dans un roman, c’est correct. Ça s’appelle ne pas aimer les romans policiers.


Ne pas vouloir qu’il y ait d’histoire d’amour dans un livre, ça passe encore. Son mari devait la battre avec des romans à l’eau de rose et elle a du subir un traumatisme.


Ne pas aimer le drame… ça commence à être louche. L’entonnoir se resserre. Même dans « Caillou prend son bain » il y a un début de drame. On commence à se questionner sur les facultés cognitives de madame Paquette…


Mais ne pas vouloir de millionnaire? Ni de beau jeune homme? Non. Pas d’accord. Là, ça devient de la mauvaise foi. De la pure provocation. Qu’est-ce qui se passe si elle lit un livre et qu’on y parle d’un millionnaire?



Il était une fois, un millionnaire…

-NOOOOOOON! JAMAIIIIIIIS! BRÛLE, LIVRE! BRÛÛÛÛÛÛLE!


Il était une fois un jeune home…

-D’accord…

…Un peu beau.

-NOOOOOOON! MALÉDICTION! PAS UN BEAU JEUNE HOMME! JE FONDS! JE FOOOOOOOONDS!



Si jamais je croise madame Paquette un jour, elle est mieux de prier pour que j’aie pas de roman à l’eau de rose sur moi…


Note : ?/10 (ma rage contre madame Paquette m’a empêcher de commenter le punch final et ça serait pas juste de donner une note dans ces circonstances)