mercredi 30 septembre 2009

Blagues "Hommage"

La blague :


-Connais-tu la blague de la limousine?

-Non

-Je ne peux pas te la conter, elle est trop longue!


Histoires drôles #23


Commentaires :


Cette blague est l’une des 243768263 farces que j’appelle « blagues hommages ». Ce sont des blagues à propos d’un objet/animal/moyen de transport que l’on ne peut pas raconter parce qu’elles adoptent les caractéristiques de leur sujet.


La blague de la voiture de course? Elle est passée trop vite.


La blague de l’escargot? Elle n’est pas encore arrivée.


La blague de l’assiette? Elle est plate.


La blague de l’épée? Elle est longue ET plate.


La blague du buisson? Elle est touffue.


La blague de la maladie vénérienne? Elle est dégueulasse.


Vous saisissez le concept. Personnellement, j’ai toujours trouvé que ces blagues n’étaient que de piètres excuses pour ne pas à avoir à raconter une vraie histoire élaborée. Un conseil : si jamais, dans un party, quelqu’un vous demande si vous connaissez la blague de la limousine, vous devriez… aller à un autre party, parce celui-là à l’air assez pathétique. S’il n’y a pas d’autres party aux alentours, demandez à votre petit farceur de vous la raconter, la blague de la limousine. Naturellement, il vous répondra qu’il ne peut pas, parce qu’elle est trop longue. À ce moment-ci, exigez qu’il vous la raconte quand même. Dites-lui que vous avez tout votre temps et que, de toute façon, une limousine c’est pas SI long que ça. Si le p’tit comique vous répond que c’était ça, la blague de la limousine, rétorquez que non, ça c’était la blague HOMMAGE à la blague de la limousine et que maintenant, vous voulez entendre la vraie blague, et au complet s’il vous plaît. À ce moment-là, notre rigolo en herbe devrait être plus confus que jamais et vous deviendrez le roi (ou la reine) du party. Vous me remercierez plus tard.


Note : 4/10

(j’attends la vraie blague de la limousine pour donner le reste des points)

mardi 29 septembre 2009

La blague dont vous êtes le héros

La blague :


Un père à son fils :

-Des notes aussi minables, ça mérite une bonne correction.

-Allons-y, papa, je connais l’adresse du professeur! Répond le fils.


Histoires drôles #7


Commentaires :


Nous nous retrouvons ici devant un schéma classique de triple interprétation. Dans ce cas-ci, le terme « correction » peut vouloir dire :

A) Un châtiment corporel envers l’enfant

B) Un châtiment corporel envers le professeur

C) Une révision des notes de l’enfant, dans le but de les améliorer


Toutefois, dans cette blague, il n’est nullement précisé quel personnage possède quelle interprétation du terme « correction ». Voici un tableau des différentes possibilités, avec leur note.


Interprétation

Signification

Note

Père = A

Fils =A

Le père souhaite que son fils souffre pour avoir eu des mauvaises notes. Le fils aussi. Le fils suggère à son père d’aller chez le professeur pour qu’il puisse se faire battre chez lui.

2/10

Cette situation est peu probable. Si c’est ce que le livre a voulu nous faire comprendre, le livre a besoin d’une thérapie.

Père = A

Fils = B

Le père est une personne violente qui a transmis son comportement à son fils. C’est un cas de DPJ.

1/10

Beaucoup trop déprimant.

Père =A

Fils = C

Le père est un sadique est le fils est encore trop innocent pour s’en rendre compte. Sa raclée risque d’être encore plus cruelle.

0/10

Encore plus déprimant. J’ai le goût de pleurer.

Père = B

Fils = A

Le père veut casser la gueule au professeur et le fils veut que le professeur lui casse la gueule. Quiproquo à l’horizon.

5/10

Thème un peu sombre, mais efficacité comique présente.

Père = B

Fils = B

Duo père/fils psychopathe.

0/10

Trop violent

Père = B

Fils = C

Le fils aura une mauvaise surprise une fois rendu chez le professeur.

4/10

La réaction du fils est un peu drôle, tout de même…

Père = C

Fils = A

Le professeur souhaite faire changer la note de son fils et le fils souhaite se faire battre par son prof.

6/10

Là, ça commence à devenir drôle… et étrange.

Père = C

Fils = B

Le père n’a pas de mauvaises intentions, mais le fils veut faire mal à son prof.

3/10

Le père a mal élevé son fils.

Père = C

Fils = C

Les deux veulent se rendre chez le professeur afin de faire corriger la note du fils.

5/10

Non violent, mais pas drôle.


Voilà! Neuf interprétations possibles! Reste à savoir laquelle Histoires drôles #7 avait en tête…

lundi 28 septembre 2009

Faites le "D" pour "DANGER"

La blague :


Toc! Toc! Toc!

-Qui est là?

-Dé.

-Dé qui?

-Dé guerpis tout de suite avant que je m’énerve!


Histoires drôles #23


Commentaires :


Eh oui! Une autre blague de toc toc toc! La série Histoires drôles en est remplie. Par contre, celle-ci se démarque par son aspect particulièrement troublant. Ça ne saute pas aux yeux à première vue, mais lorsqu’on tente de mettre cette blague en contexte, on se rend vite compte qu’il ne s’agit pas d’une blague à raconter aux enfants. Observons, si vous le voulez bien, les deux façons d’interpréter cette histoire :


SCÉNARIO A : Imaginez qu’un beau matin, alors que vous lisez tranquillement votre journal, quelqu’un cogne à votre porte. N’attendant personne à cette heure si matinale, vous décidez, par précaution, de ne pas ouvrir la porte et de demander le nom de votre visiteur. Il répond qu’il s’appelle Dé. Dé? Vous ne connaissez pas de Dé. Dé qui, demandez-vous? Dé guerpis tout de suite avant que je m’énerve, répond-t-il! Paniqué, vous appelez la police. Vous demandez de l’aide parce qu’un inconnu vous demande de sortir de votre demeure. Trop tard. Dé a défoncé la porte avec un pic à glace. Je vous laisse imaginer la suite…


SCÉNARIO B : Vous vous appelez Dé. Vous êtes dans votre salon, en train de lire tranquillement votre journal. Vous entendez votre porte d’entrée s’ouvrir. Comme vous habitez seul, vous vous demandez qui a bien pu entrer chez vous sans permission. Vous vous levez pour aller voir, mais il n’y a personne. Vous entendez ensuite des pas courir vers votre chambre. Vous vous précipitez dans la pièce, mais vous ne voyez toujours rien. Soudain, vous entendez quelqu’un respirer. Le bruit vient de votre garde-robe. Vous tentez de l’ouvrir, mais la personne à l’intérieur retient la porte. Furieux, vous cognez. Qui est là, demande l’inconnu? Dé, répondez-vous. D’un ton narquois, l’inconnu vous demande « Dé qui? ». Furieux, vous hurlez : « DÉ GUERPIS TOUT DE SUITE AVANT QUE JE M’ÉNERVE! ». Trop tard. L’inconnu a ouvert la porte de la garde-robe. Il a un pic à glace dans sa main. Je vous laisse imaginer la suite….


Note : 5/10

(le suspense est là, mais inapproprié pour la public visé)

samedi 26 septembre 2009

Dr Grou, leçons d'anatomie

La blague :


Monsieur et madame ver de terre rencontrent une amie :

-Bonjour comment allez vous?

-Très bien merci!

-Mais dites donc, où est votre mari?

-Ah! Il est parti pêcher!


Histoires drôles #27


Commentaires :


Décidément, Histoires drôles #27 est obsédé par les blagues de vers de terre! Vous n’avez qu’à lire mon entrée du 12 septembre (intitulée Clones) pour le constater. Le pire, c’est qu’il en a encore d’autres. Je ne sais pas si j’aurai le courage de m’attaquer à une troisième joke de lombric, mais pour l’instant, je vais me contenter de commenter celle-ci.


En fait, il n’y a pas grand-chose à dire sur ce gag, sinon qu’il ne tient pas compte du fait que les vers de terre sont hermaphrodites. Sachant cela, la blague est donc anatomiquement incorrecte. Tentons de la rendre un tant soit peu réaliste :


Monsieur-et-madame et madame-et-monsieur ver de terre rencontrent une-et-un ami-e :

-Bonjour comment allez-vous?

-Très bien merci!

-Mais dites donc, où est votre mari/femme?

-Ah! Il/elle est parti-e pêcher!


Bon, c’est déjà moins pire. Ça ne rend pas la blague plus drôle, mais c’est moins pire.


Note : 5/10

(Il ont oublié une moitié de sexe? J’oublie la moitié des points)

vendredi 25 septembre 2009

Cause perdue

La blague :


-Oh une étoile filante, fais un vœu, dit une maman à son fils.

-Eh bien, je souhaite que Paris devienne la capitale de l’Italie.

-Quel drôle de vœu! Qu’est-ce que cela t’apportera?

-Cela m’empêchera d’avoir un zéro en géographie.


Sans blague?


Commentaires :


Je tiens à souligner l’effort que Sans blague a fait pour respecter la psychologie du personnage de l’enfant. Il s’agit de toute évidence d’un gamin complètement stupide et la blague nous le démontre du début à la fin. En seulement quatre répliques, l’enfant affiche son incompétence dans trois domaines différents. Concoctons-lui un petit bulletin-maison :


GÉOGRAPHIE : ZÉRO


Ça, on le sait. C’est le punch de la blague. Notons que ce gag est tiré d’un recueil français, ce qui veut dire que le petit garçon est fort probablement Français aussi. Or, lorsqu’un enfant français n’est pas au courant que Paris est la capitale de son propre pays, on peut aisément s’imaginer ce qu’il a répondu aux autres questions du test. Ça devait ressembler à…


Q : Londres est la capitale de quel pays?

R : Euh… Barcelone?


MATHÉMATIQUES : ZÉRO


Supposons que, par magie, le vœu du garçon se réalise et que Paris devienne la capitale de l’Italie. Qu’est-ce que ça lui donnerait? Un seul point. C’est tout. Il n’aurait peut-être pas zéro à son examen, mais il échouerait quand même. J’ignore combien il y avait de questions à son test, mais même s’il n’y en avait que deux, il aurait 50%. À quel point faut-il être assez stupide pour s’imaginer que 0+1=(Note de passage)?


LOGIQUE : ZÉRO


Vous apercevez une étoile filante. Vous y voyez l’opportunité de réaliser tous vos vœux les plus chers. Vous pouvez demander ce que vous voulez: Un milliard de dollars, un poney volant, devenir le roi du monde, N’IMPORTE QUOI! Et qu’est-ce que ce petit gars veut? Un misérable point dans son examen. C’est tout. S’il tenait tant que ça à ne pas avoir zéro en géographie, il n’avait qu’à demander d’avoir 100% et c’est tout! Mais non : ce garçon est tellement bête qu’il se contente d’une seule bonne réponse. Si, dans la vie, certaines personnes sont nées pour un petit pain, ce garçon est né pour les miettes de ce petit pain-là.


Note : pour le petit garçon : 0/10, mais 9/10 pour la blague, parce qu’elle nous fais réaliser un tas de trucs sur la nature humaine… mettons.

mercredi 23 septembre 2009

Parapsychologie

La blague :


Que dit un parapluie qui croise une canne?

-Tiens, une nudiste!


Histoires drôles #7


Commentaires :


Bon! ENFIN une blague intéressante! Je commençais à m’impatienter! Moi qui pensais que les recueils d’Histoires drôles n’étaient qu’un ramassis de blagues « premier degré », je suis heureux de constater que je me trompais.


Car cette blague est un véritable bijou d’humour intellectuel : Pour la première fois, on ose pénétrer dans le subconscient des parapluies, ce qui s’avère une tâche particulièrement complexe. On raconte même que plusieurs scientifiques seraient devenus fous en essayant. C’est donc à leurs risques et périls que les auteurs d’Histoires drôles #7 se sont attaqués à cet épineux sujet, dans le seul but de nous faire rire. Je n’ai qu’une seule chose à leur dire : Mission accomplie.


Dans cette blague, on constate que les parapluies n’ont pas la même attitude face à la nudité que nous. Si un être humain croisait un (ou une) nudiste dans la rue, il aurait deux réactions possibles : être scandalisé ou être érotisé. Le parapluie, quant à lui, reste neutre. Il s’agit peut-être d’une attitude normale, étant donné que les parapluies et les cannes ne possèdent pas de système reproducteur, mais il semblerait que le concept de sexe existerait chez ces objets. Sinon, comment le parapluie aurait-il constaté que la canne était une nudiste, et non un nudiste?


Serait-ce à cause du fait que le mot « canne » est féminin? J’en doute. Sinon, ça voudrait dire que tous les parapluies sont des mâles, et si tous les parapluies sont des mâles, le protagoniste de la blague aurait dit : « Tiens, UN nudiste ».


À moins que…


À moins que les parapluies changent de sexe automatiquement lorsqu’ils se déshabillent. Un parapluie tout nu deviendrait alors une nudiste.


Mais pourquoi?


POURQUOIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII?


Ça y’est : Je deviens fou. Je comprends ce qu’ont pu vivre les scientifiques.


Note : 10/10 (À condition de ne pas trop s’y attarder)

lundi 21 septembre 2009

Bad bees, bad bees...

La blague :


Marianne : Pourquoi les abeilles ne piquent pas les policiers?

Peter : Je ne sais pas.

Marianne : Parce que piquer c’est voler!


-Histoires drôles #23


Commentaires :


C’est fou comme les personnages de la série Histoires drôles peuvent se croire malins. Dans cette blague, Marianne doit être particulièrement fière se sa double utilisation du terme « piquer », qui veut à la fois dire « percer avec quelque chose de pointu » et « s’approprier le bien d’autrui ». Ainsi, dans sa blague, elle insinue que les abeilles ne s’attaquent pas aux policiers, de peur de se faire arrêter.


Brillant, Marianne. Brillant. Tu as dû lui en boucher un coin, à ce connard de Peter, hein?


ERREUR, ma jolie! Car tu as oublié un petit détail : Le mot « piquer » a peut-être deux significations, mais le mot « voler » aussi! Par « voler », on peut parler du fait de s’approprier le bien d’autrui (d’où l’expression « piquer, c’est voler »), mais AUSSI de l’action de se déplacer dans l’air!


Ça veut dire que même si les abeilles ne piquent pas les policiers, elles se font arrêter quand même. Parce que « piquer c’est voler », mais voler, c’est voler aussi! Échec et mat, Marianne!


Note : -1000/10

P.S : Courage, sœurs abeilles! Bientôt, j’organiserai une manifestation contre la violence policière faite aux insectes volants avec des dards.

samedi 19 septembre 2009

Pire voisine du monde

La blague :

Ma voisine est tellement désagréable que lorsqu’elle mange un citron, c’est le citron qui fait une grimace!

-Histoires drôles #25

Commentaires :

Je suis tout à fait d’accord avec le narrateur : sa voisine doit être vraiment malcommode! Analysons la blague point par point :

1) La voisine mange des citrons : Qui s’amuse à croquer régulièrement dans des citrons? Personne, sauf les fous! Y’a personne qui va se lever un matin et se dire : « Mmmmh, j’ai faim! Me semble que je croquerais dans un bon gros citron! ». On peut ainsi en déduire que la voisine est, en partant, un peu dérangée.

2) Le narrateur est au courant : Dans la vie, les gens n’ont pas l’habitude de fréquenter intentionnellement des gens désagréables. Donc, le narrateur ne ferait pas par exprès pour aller prendre un café chez sa méchante voisine, n’est-ce pas? Or, comment se fait-il qu’il est au courant qu’elle mange des citrons? Une seule option: la voisine sort de chez elle pour montrer à tout le quartier son habitude de détraquée. Ma théorie est qu’elle passe ses journées assises sur son perron, à croquer dans ces citrons en regardant des passants droits dans les yeux. Paraîtrait qu’à cause d’elle, le prix des maisons autour a drastiquement baissé.

3) Le citron fait une grimace : Ça, j’y crois plus ou moins. Mais si c’est vrai, je veux l’adresse de l’épicerie pour que, moi aussi, je puisse me procurer des citrons avec des faces.

Voilà! Avec ça, je crois qu’on a la preuve que le narrateur vit un véritable cauchemar. Il ne s’agit donc pas d’une blague, mais d’un appel au secours. Je bougez pas, je contacte les autorités.

Note : 6/10
(C’est peut-être pas drôle, mais le message est clair)

mercredi 16 septembre 2009

Paradoxe land

La blague :


Pascal : Veux-tu que je te raconte une blague à l’envers?

Marie-Josée : Oui.

Pascal : Bon, alors commence par la rire.


-Histoires drôles #23


Commentaires :


Je sais pas pour vous, mais moi je me suis souvent fait raconter cette blague dans la cour d’école. À l’époque, je trouvais cette blague cocasse, mais je me rends compte aujourd’hui qu’elle ne fait aucun sens! Pour mieux me faire comprendre, laissez-moi compléter le dialogue entre Pascal et Marie-Josée :


Pascal : Veux-tu que je te raconte une blague à l’envers?

Marie-Josée : Oui.

Pascal : Bon, alors commence par la rire.

Marie-Josée : Ha! Ha! Ha! Voilà, j’ai ri. Maintenant, raconte ta blague.

Pascal : Ben, c’était ça.

Marie-Josée : Mais c’était pas une blague à l’envers! J’ai ri à la fin de la blague!

Pascal : Ben…

Marie-Josée : En plus, en supposant que j’aie ri avant ta blague, tu m’aurais simplement demandé si je voulais que tu me racontes une blague à l’envers, ce qui n’est même pas une blague en soi!

Pascal : Mais…

Marie-Josée : Écoute, Pascal, tu peux pas demander aux gens de rire d’une soi-disant blague à l’envers quand le punch de cette blague repose uniquement sur le fait qu’on doit rire en premier, parce que sinon ta blague est À L’ENDROIT!

Pascal : C’est juste une blague…

Marie-Josée : Une blague fallacieuse, Pascal. FALLACIEUSE! C’est décidé, je casse.

Pascal : Quoi?!

Marie-Josée : T’as très bien compris. Tu passeras chercher tes affaires demain. Connard.


Donc, si vous voulez conter cette blague, faites attention parce qu’elle brise des couples. Vous aurez été prévenus.


Note : 4/10

(Blague trop dangereuse pour être drôle)

mardi 15 septembre 2009

Devinulle

La blague :


-Qu’est-ce que rapetisse en prenant de l’âge?

-Je ne sais pas.

-Une chandelle!


Histoires drôles #27


Commentaires :


Je vous propose une petite expérience scientifique. Vous allez voir, c’est amusant comme tout :


1) Prenez une chandelle.

2) Posez-la sur une table. Ne l’allumez pas.

3) Mesurez la chandelle. Ne l’allumez toujours pas.

4) Attendez 92 ans.

5) Mesurez à nouveau la chandelle et constatez qu’elle n’a pas rétréci.

6) Frustrez-vous contre Histoires drôles #27.


Conclusion de l’expérience : Lorsqu’on pose une devinette dont la réponse n’est pas drôle, il est toujours préférable de vérifier MINIMALEMENT l’exactitude de la réponse. Tant qu’à mettre des mensonges dans une devinette, autant inventer n’importe quoi!


-Qu’est-ce que rapetisse en prenant de l’âge?

-Je ne sais pas

-Un Bouvier bernois hypocondriaque.


Ou…


-Qu’est-ce que rapetisse en prenant de l’âge?

-La fourchette à homard d’Oussama ben Laden?

-Presque : Un lave-auto du futur.

-Ben oui : C’était évident.


Note : 10/10

(ceci est un mensonge)

lundi 14 septembre 2009

Rires en canne (de sardine)

La blague :


Un thon téléphone à une sardine :

-Allo?

-Non, à l’huile.


Sans blague?


Commentaires :


Si vous souhaitez apprendre à rater les blagues que vous racontez, servez-vous de celle-ci comme exemple.


Le principal problème de cette blague n’est même pas le fait qu’un thon ait réussi à téléphoner une sardine dans une boîte de conserve. Non, ça va plus loin que ça :


Ce que la blague essaie de nous expliquer, c’est que la sardine informe le thon qu’elle ne baigne pas dans l’eau, mais dans l’huile. Toutefois, il est bien spécifié que c’est le thon qui téléphone à la sardine, et non l’inverse. Or, dans une conversation téléphonique, c’est la personne qui décroche qui dit habituellement « Allo », ce qui voudrait dire qu’en réalité, c’est la sardine qui devrait avoir la première réplique de la blague. En suivant cette logique, on peut en conclure que la blague est complètement ratée. Observez :


Blague originale

(ce qu’elle veut nous faire croire):

Réalité :

THON : Allo?

SARDINE : Non, à l’huile.

SARDINE : Allo?

THON : Non, à l’huile.


La preuve est faite : selon les lois de la logique, c’est le thon qui est supposé dire « à l’huile », ce qui rend la blague complètement inefficace. Certains me diront qu’un thon en canne qui baigne dans l’huile, ça existe. C’est vrai, mais ces thons-là sont habituellement déchiquetés et mis dans plusieurs cannes, alors qu’une sardine reste entière dans sa boîte. Donc, pour qu’un thon puisse téléphoner à une sardine, il faudrait qui soit en liberté. Et quand un thon est en liberté, il nage dans l’eau, et pas dans l’huile.


Et toc!


Note : 1/10

(j’aurais mis zéro, mais cette blague m’a donné faim)

dimanche 13 septembre 2009

Chapeau!

La blague :


Une dame essaie des chapeaux dans un grand magasin. Furieuse, elle s’adresse à la vendeuse :

-Mais pourquoi vos chapeaux sont-ils toujours trop grands?

-Parce que vous êtes au rayon abat-jour, madame.


Sans blague?


Commentaires :


À bien y penser, je crois que la raison pour laquelle je n’ai pas ri en lisant cette blague, c’est parce qu’elle est brisée. J’ignore qui est responsable de l’accident, mais les faits sont là : quelqu’un n’a pas fait assez attention et a tout bousillé ce qui devait être une blague efficace. Déplorable.


Au début, par exemple, le narrateur nous dit que la dame essaye des chapeaux. C’est faux : elle essaye des abat-jour. Comment peut-on faire confiance à qui que ce soit si les narrateurs de recueils de blagues eux-mêmes nous induisent en erreur?


Sans oublier qu’on omet de nous informer que la dame est aveugle. Si elle avait eu l’usage de ses yeux, elle se serait rendu compte que les chapeaux qu’elle essaie ont TOUS un trou sur le dessus!


Je vais donc tenter de réparer cette blague. Ça ne sera pas facile, mais je ne peux pas rester là à rien faire. Voici :


Une aveugle est dans un grand magasin. Par mégarde, elle se rend au rayon abat-jour et s’en met quelques-uns sur la tête. Elle croit entendre une vendeuse qui approche. Furieuse, elle rugit :


-Mais pourquoi vos chapeaux sont-ils toujours trop grands?

-Je ne sais pas, je ne travaille pas ici.


Bon, j’ai fait du mieux que j’ai pu.


Note : #/10

(Blague brisée, note brisée)

samedi 12 septembre 2009

Clones

Aujourd’hui, on va faire les choses différemment. Au lieu de critiquer un pseudo gag, je vais plutôt m’attaquer à une particularité que l’on retrouve dans Histoires drôles #27. Je n’ai pas pris le temps de vérifier, mais je suis persuadé que l’on peut retrouver ce genre de… cocasserie dans plusieurs autres numéros de la série.


À la page 22, on y retrouve la blague suivante :


Marie-Ève : Qu’est-ce qu’une chenille?

Simon : Je ne sais pas.

Marie-Ève : C’est un ver de terre en manteau de fourrure!


Hilarant, n’est-ce pas? Non? Je trouve aussi. Toutefois, cette piètre farce aurait très bien pu passer inaperçue si, à la page 49, il n’y avait pas eu cette autre blague :


-Qu’est-ce qu’un ver de terre?

-Je ne sais pas.

-Une chenille qui a perdu son manteau de fourrure!


Je veux bien croire que ce livre est destiné aux enfants et que les enfants peuvent parfois être assez naïfs, mais j’ose croire qu’ils ne sont pas assez caves pour ne pas se rendre compte qu’une même blague est répétée deux fois dans le même fucking livre!


Je n’aurais rien dit si ces livres avaient été distribués gratuitement, mais non! Les gens payaient pour ces ignominies! Imaginez la face du petit garçon qui a payé 75 cennes pour pouvoir raconter des nouvelles blagues à son entourage et qui se rend compte que son argent a servi à financer un éditeur paresseux qui ne songe pas à partager sa passion pour l’humour, mais plutôt à remplir des recueils le plus vite possible, sans se soucier du contenu, dans le seul but de vider cruellement les poches des enfants.


…J’étais ce petit garçon…


Avant d’aller pleurer en petite boule dans le coin de la cuisine, j’aimerais vous conter une vraie bonne farce, question d’alléger l’atmosphère.


Q : Qu’est-ce qu’un manteau de fourrure?

R : C’est ce que met le ver de terre quand il veut être une chenille!


HAHAHAHAHAHAHAHAHA!